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Qui veut être le nouveau Steve Jobs ? Réussissez vous aussi !

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Steve Jobs, le leader, l’orateur, le tyran, le visionnaire et businessman hors-pair dont chaque entrepreneur s’inspire. Ceux qui ont travaillé à ses côtés ne font pourtant pas que son éloge mais sa réussite force le respect. Quelle est donc la recette qu’il a appliqué pour fonder cet empire qui, en mai 2016, vaut plus de 600 milliards de dollars ? 

Le bon produit avant tout

Steve Jobs avait un véritable sens du business mais il n’était pas focalisée sur le profit. Pour lui, il est avant tout important de fournir aux gens, le « bon » produit, celui qu’ils voudront posséder, qu’ils aimeront utiliser et qui leur facilitera la vie.

Vos clients s’en fichent de vous. Ils se moquent de vos produits ou services. Ce qui compte surtout pour eux, c’est eux-mêmes, leur rêves, leurs buts. Maintenant, ils s’intéresseront bien plus à vous si vous les aidez à atteindre leurs buts, et pour ce faire, vous devez comprendre leurs buts autant que leurs besoins et leurs plus profonds désirs.

Ne pas craindre d’être à contre-courant

Adepte de la méditation zen, Jobs aime la sobriété. Chez lui, il n’y avait presque aucun meuble, même pas de sièges. Il n’était ni âpre aux gains ni matérialiste, il était simplement focalisé sur ses convictions.

Contrairement à ses congénères hippies qui voyaient en l’ordinateur un instrument d’oppression fabriqués par de grandes entreprises pour de grandes entreprises, Jobs entreprenait des expériences électroniques chez lui.

jobs et wozniak travaillent sur Apple 1

Lorsque Wozniak lui présente la maquette de ce qui allait devenir l’Apple 1, Jobs y voit tout de suite un potentiel de business. Alors que Wozniak craint de ne pas en vendre assez pour rentrer dans leurs frais, Jobs, lui, avait une approche différente. “On ne rentrera peut-être pas dans nos frais mais on aura créé notre propre entreprise”. Comme la plupart des adeptes de la contre-culture des années 70, Jobs créa son affaire car monter son affaire c’est porteur de liberté.

1976 : Apple I est commercialisé depuis le garage de la maison des parents de Steve.

Croire en ses rêves, même les plus fous

Inspiré par la contre-culture hippie, Steve Jobs a toujours eu l’ambition de changer le monde. Il pensait que pour y arriver il fallait en donner les moyens à chacun. Il voulait devenir quelqu’un d’important dans le monde, il le fit en changeant le rapport entre les hommes et les ordinateurs.

1978 : Sortie de l’Apple II qui devient un fleuron de l’industrie de l’ordinateur personnel.

1980 : Apple entre en Bourse. C’est l’introduction la plus importante depuis celle de Ford en 1956.

Fin 1980, alors qu’il n’a que 25 ans, Jobs pèse 250 millions de dollars.

Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Ils savent ô combien qui vous voulez devenir.

Faire preuve d’audace

Apple vaut alors 2 milliards de $ fin 1980, les financiers affluent chez Apple. Or, du haut de ses 25 ans, Steve Jobs n’est pas pris au sérieux. Il manquait à ce moment d’envergure et de maturité pour diriger la société. Lorsqu’une entreprise entre en Bourse elle se développe, se transforme et découvre de nouveaux enjeux. Le but d’Apple n’était donc plus de changer le monde mais d’augmenter les dividendes des actionnaires.

Par ailleurs, autour d’Apple, la concurrence s’intensifie, IBM sort le PC IBM en 1981 en réponse à l’Apple II. C’est le début d’une bataille qui va durer 15 ans.

De leader, Apple se retrouve en 2e position sur le marché. En effet, le système d’exploitation d’IBM est compatible avec d’autres ordinateurs des autres marques. Apple est donc sur le point de perdre de plus en plus de terrain et la firme a besoin d’un PDG plus expérimenté pour faire face à cette mauvaise posture.

steve jobs et john sculley chez Apple

Jobs va donc tenter de débaucher John Sculley, alors PDG de Pepsi. Pour le convaincre, il va lui dire une phrase qui restera culte :

Vous voulez vendre de l’eau sucrée toute votre vie ou changer le monde avec moi ?

Jobs était capable de convaincre quiconque que l’impossible était possible.

Oser le Perfectionnisme

Apple place ses espoirs dans le lancement d’un nouveau PC : le Macintosh. Jobs voulait qu’il soit facile à utiliser, esthétique, qu’il dispose d’une souris et d’icônes sur l’écran et soit construit en 1 an.

Il a donné 4 critères au designer de la souris :

  • qu’elle soit produite pour moins de 15$
  • que sa durée de vie soit de 2 ans
  • qu’on puisse s’en servir sur un bureau en formica ou en métal
  • enfin, en baladant la main sur sa cuisse et simulant la tenue d’une souris, il dit : “je veux pouvoir bosser sur mon jean.”
akio morita, co-fondateur de Sony

En quête de simplicité et de beauté,  Steve Jobs et Sculley se rendent au Japon et rencontrent Akio Morita, cofondateur de Sony. Akio Morita leur présente le dernier produit de chez Sony, qui fait un tabac au Japon : le Discman et en offre un exemplaire chacun à Jobs et Sculley. A leur retour en Californie, Jobs demande à Sculley de lui donner son Discman pour le démonter et voir ce qu’il y a à l’intérieur. Il veut comprendre cet appareil d’un nouveau genre.

Il s’intéressait autant aux finitions extérieures qu’à la beauté de l’interface utilisateur du logiciel. Il recherche la beauté même dans ce qui ne se voit pas.

Un tel perfectionnisme a bien évidemment un coût et le délai de production du Macintosh qui devait être d’un an sera en réalité de plus de 3 ans.

Janvier 1984 : Sortie du Macintosh. Steve Jobs en fait la présentation en axant son discours sur le côté révolutionnaire du produit.

Savoir prendre des risques et les assumer avec force et conviction

Lancer le Macintosh en cette période de concurrence féroce était risqué. Les experts disaient : “IBM a lancé le produit parfait, pas la peine de sortir le vôtre”. Mais Jobs répondait à cela : “ vous ne comprenez pas, lorsque les gens verront le MAC, ils le voudront”. D’autant plus risqué que le Mac coûtait 2500$ soit 1000$ de plus que le PC d’IBM.

Jobs en est pourtant convaincu, tout le monde sur Terre allait se ruer sur le Mac. Car contrairement à ses concurrents, le Mac était harmonieux, fluide, familier, easy-to-use et plus en phase avec l’humain. Or les 1ers résultats étaient 2 fois moins bons que prévus, Apple commence à perdre de l’argent, ce qui créa un vent de panique. Un profond désaccord va alors se créer entre Jobs et celui qu’il avait nommé PDG.

Sculley voulait renflouer les caisses en misant sur l’Apple II quant à Jobs, il voulait baisser le prix du Mac et investir davantage dans le marketing, ce qui n’est pas possible financièrement d’après Sculley.

Sculley se rend auprès du conseil d’administration, qui se range de son côté et demande à Steve de quitter Apple, la société qu’il avait lui-même créée. Il est humilié, abbatu… Jobs, amer, ne garde qu’une action Apple et revend le reste pour 100 millions de dollars. Il haït désormais cette société et ne veut surtout pas qu’elle réussisse sans lui.

Ne jamais abandonner

Il créé NeXT société spécialisée dans les ordinateurs haut-de-gamme.

Jobs pressent que les ordinateurs sont sur le point de devenir des outils de communication et c’est grâce au puissant système d’exploitation des ordinateurs NeXT que Tim Berners-Lee (l’inventeur du World Wide Web) développa le Web en quelques mois seulement.

Jobs investit ensuite 50 millions d’euros dans Pixar, société de films d’animation en difficulté à l’époque. Il maintient la société à flot jusqu’à la sortie de Toy Story qui fit un véritable carton. Pixar entre en Bourse et Jobs touche le jackpot.

Depuis que Jobs a quitté Apple, le marché de l’informatique a explosé et Microsoft est devenu la force numéro 1 sur le marché avec un système d’exploitation qui équipe près de 90% des PC aux USA. Apple avait perdu ses parts de marché, sa clientèle était en chute libre et la société n’avait ni avenir ni vision. On disait d’Apple qu’elle allait disparaître… Or chez NeXT, Jobs a développé un système d’exploitation très puissant et c’est exactement ce dont Apple a besoin. Apple rachète donc NeXT 400 millions de dollars. Jobs est excité de renouer avec Apple.

Lors d’une interview en 1996, il dira qu’il a engagé la mauvaise personne (en parlant de Sculley) et qu’il avait détruit tout ce pour quoi il avait travaillé pendant 10 ans.

Avec du recul, Sculley lui-même reconnaît qu’il s’agissait d’une mauvaise décision.

Je venais du monde de l’entreprise dans lequel il était normal de virer des gens en cas de désaccord. Je n’ai pas été suffisamment sensible au fait que c’est lui qui avait créé cette société. Moi je voulais vendre l’Apple II, lui voulait changer le monde.

Faire de ses échecs une force

On dit qu’il n’y a pas de 2ème acte dans la vie mais c’est faux, les échecs ne sont qu’une voie vers le succès à condition de bien les exploiter.

Apple connaissant une crise financière, Jobs décide de prendre des mesures drastiques pour arrêter l’hémorragie. Il a appliqué à Apple ce qu’il avait appris chez NeXT et Pixar : ne pas se disperser, surveiller les dépenses, accomplir plus en faisant moins. Il a réduit l’offre produit de 1000 à une dizaine seulement. Il cherche alors le produit phare qui va relancer l’entreprise.

les 1ers Imacs translucides

Il aura cette révélation en voyant un prototype de l’IMac conçu par Jonathan Ive qui prouvait qu’un ordinateur n’était pas qu’un triste outil de travail. L’IMac permettait également de se connecter facilement à Internet.

L’iMac est un véritable succès et Apple renfloue ses caisses. L’iMac n’était pas plus performant qu’un autre ordinateur mais il a été marketé dans le pur style de Steve Jobs. L’iMac intéresse même ceux qui ne s’intéressait pas aux ordinateurs jusqu’alors, c’est même le 1er ordinateur pour ⅓ de ses acheteurs.

Entre Ive et Steve Jobs va se créer alors un lien étroit, et c’est Ive qui portera la vision du design chez Apple.

L’Imac marquera le début de la renaissance jusqu’à ce que voient le jour d’autres produits qui confirmeront le succès Apple : Ipod, Iphone, Ipad. Quelle est la suite ?

Inspirez-vous de toutes ses citations, ces mots en or …

Enfin, j’invite vivement ceux qui ne l’auraient pas encore fait, à regarder cette vidéo issue de son discours à la Stanford University, tout simplement passionnant !

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